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Différences et bienfaits pour débuter à Paris les cours de Taichi ou de Qigong

  • Reprise des cours à Paris et Vincennes pour la saison 2026/2027 :
  • Paris 5 : Le mardi 8 septembre 2026
  • Vincennes : Le mardi 8 septembre 2026
  • Paris Nation : Le jeudi 10 septembre 2026

Quelles différences et lequel choisir pour débuter ?

Taichi, Taijiquan, Qigong ou Qi Gong… Lorsqu’on souhaite commencer une activité sportive douce à Paris, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver parmi tous ces termes.

Une question revient d’ailleurs souvent chez les débutants : quelle est vraiment la différence entre le Taichi et le Qigong ?

De l’extérieur, les deux pratiques se ressemblent : mouvements lents, respiration, concentration, recherche de fluidité et absence de compétition. Pourtant, le Taichi Chuan et le Qigong ne sont pas exactement la même chose.

Dans l’optique des pratiques proposées par notre association AFMART, ils sont surtout les deux faces d’une même pièce. C’est pourquoi nous avons choisi d’enseigner les deux lors de nos cours.

Avant tout : remettre le corps en mouvement

Nos modes de vie nous conduisent à passer beaucoup de temps assis, pourtant, notre corps est fait pour bouger.

En France, les recommandations de santé publique préconisent pour les adultes au moins 30 minutes d’activité physique dynamique par jour, au minimum cinq jours par semaine.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de son côté aux adultes de pratiquer 150 à 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine. Elle rappelle également un principe essentiel : toute activité physique vaut mieux que l’inactivité.

Il n’est donc pas nécessaire de rechercher systématiquement la performance sportive. Marcher, prendre les escaliers, jardiner, faire du vélo mais aussi pratiquer régulièrement le Taichi ou le Qigong sont différentes façons de remettre du mouvement dans son quotidien.

Le Qigong : prendre le temps de ressentir le mouvement

Le Qigong, également écrit Chi Cong, est une pratique traditionnelle chinoise fondée sur le mouvement, la respiration et l’attention.

Position Daoyin
Posture basse de Qigong

Le mot Qi (氣) est généralement traduit par « souffle » ou « énergie », tandis que Gong (功) désigne le travail ou une capacité acquise grâce à une pratique régulière.

Une séance de Qigong peut comporter des mouvements lents et répétés, des exercices respiratoires, des postures, des étirements doux, des automassages ou des exercices plus méditatifs.

Une caractéristique importante du Qigong est que les mouvements peuvent souvent être appris séparément. On peut répéter plusieurs fois le même geste afin de mieux ressentir son mouvement, sa respiration, son équilibre et son relâchement.

Pour un débutant, cette répétition est particulièrement intéressante. Elle permet de découvrir progressivement son corps sans avoir immédiatement à mémoriser une longue succession de mouvements.

Pour les plus initiés nous enseignons notamments les séries des 8 brocarts, le qigong des poumons, le taiji qigong des 18 mouvements et bien d’autres…

Le Taichi : apprendre à enchaîner les mouvements

Le Taichi possède plusieurs orthographes. On rencontre ainsi Taichi, Tai Chi, Tai Chi Chuan, Taichichuan ou Taijiquan. Ces termes désignent la même discipline ; les différences d’écriture viennent principalement des différents systèmes utilisés pour transcrire les mots chinois dans notre alphabet.

La grande particularité du Taichi Chuan est la continuité.

Contrairement à beaucoup d’exercices de Qigong, les mouvements sont progressivement reliés les uns aux autres pour former un enchaînement.

On apprend d’abord quelques mouvements, puis on découvre progressivement comment passer de l’un à l’autre de manière naturelle et fluide. Nous enseignons différentes formes des styles Yang et Chen. Les débutant apprennent lors de nos cours de Taichi dans le quartier latin ou à Nation les enchainements des  » 24 positions » et la forme des « 13 postures du Taichichuan« .

La mémorisation fait donc partie de l’apprentissage. Mais elle ne doit pas devenir une source de stress : chacun progresse à son rythme.

Avec la pratique, on réfléchit de moins en moins à la succession des gestes. Le mouvement devient progressivement plus naturel et l’attention peut davantage se porter sur la respiration, la posture, l’équilibre et les sensations.

Quelle est alors la différence entre Taichi et Qigong ?

Pour simplifier, on pourrait dire que le Qigong travaille volontiers par exercices et répétitions, tandis que le Taichi recherche davantage la continuité entre les mouvements.

Mais plus on avance dans la pratique, plus cette frontière devient subtile.

Dans les deux disciplines, on retrouve le travail de la posture, de l’équilibre, de la coordination, de la respiration, du relâchement et de l’attention.

Un mouvement de Taichi peut donc intégrer de nombreuses qualités travaillées en Qigong. Et certains enchaînements de Qigong peuvent, par leur fluidité, se rapprocher visuellement du Taichi.

Et le Taichi de l’éventail ?

Le Taichi peut également se pratiquer avec différents objets traditionnels. Parmi eux, l’éventail de Taichi offre une approche particulièrement intéressante.

Double éventail d'or

L’ouverture et la fermeture de l’éventail ajoutent une nouvelle dimension au mouvement. Il faut coordonner les mains, les bras, le regard, les déplacements et l’ensemble du corps.

L’éventail devient ainsi un véritable outil de travail de la coordination, de la précision et de la fluidité.

Pour les personnes qui souhaitent découvrir ou approfondir cette pratique, nous proposons également des cours de Taichi de l’éventail à Vincennes, espace Sorano.

Faut-il choisir entre Taichi et Qigong ?

Il n’existe pas une seule bonne réponse.

Une personne qui souhaite reprendre progressivement une activité corporelle appréciera souvent le Qigong, car les exercices peuvent être appris et répétés séparément.

Une autre personne pourra être davantage attirée par le Taichi, la mémorisation progressive d’une forme et le plaisir de parvenir à réaliser un long mouvement continu.

Mais pourquoi faudrait-il nécessairement choisir ?

Dans notre enseignement, nous considérons le Taichi et le Qigong comme les deux faces d’une même pièce.

Le Qigong permet de prendre le temps de travailler un principe : respirer, se relâcher, trouver son équilibre, coordonner les différentes parties du corps ou simplement devenir plus attentif à ses sensations.

Le Taichi permet ensuite de retrouver ces mêmes principes dans un mouvement continu où il faut également mémoriser, se déplacer et coordonner l’ensemble du corps.

Le Qigong nourrit notre Taichi et le Taichi enrichit notre pratique du Qigong.

C’est pourquoi nous avons choisi de ne pas opposer ces deux disciplines mais de les faire dialoguer dans notre enseignement.

Où pratiquer le Taichi et le Qigong à Paris et Vincennes ?

Pour cette nouvelle rentrée sportive, nous proposons plusieurs possibilités pour découvrir ces disciplines :

Nos cours accueillent les débutants. Il n’est pas nécessaire d’être souple, sportif ou d’avoir déjà pratiqué le Taichi ou le Qigong pour commencer.

L’essentiel est de venir avec l’envie de bouger, d’apprendre et de pratiquer régulièrement.

Envie d’essayer ? Venez simplement pratiquer avec nous

Lire un article permet de comprendre les différences entre Taichi et Qigong. Mais pour savoir quelle sensation procure réellement la pratique, le plus simple reste encore… d’essayer.

À l’occasion de la rentrée, venez participer à un cours d’essai de Taichi ou de Qigong à Paris, dans le 5e arrondissement ou à Nation. Vous pouvez également venir découvrir notre cours de Taichi de l’éventail à Vincennes.

Débutant ou simplement curieux, vous pourrez découvrir les mouvements, rencontrer l’enseignante et voir directement si cette pratique vous convient.

Contactez-nous pour réserver votre cours d’essai et faites votre premier pas dans la pratique du Taichi et du Qigong.

L’Art de l’Épée du Taichi dans les Arts Martiaux Chinois


Entre Grâce et Maîtrise Intérieure

Parmi les nombreuses armes traditionnelles des arts martiaux chinois, l’épée droite — le jian — occupe une place privilégiée, presque sacrée.
Surnommée « l’arme des lettrés » ou « la reine des armes », elle incarne l’alliance subtile entre raffinement intellectuel et excellence martiale.

Dans le Taichi Chuan (Taijiquan), la pratique du jian transcende la simple technique guerrière : elle devient une voie de cultivation intérieure, une danse martiale inspirée par la philosophie taoïste, où chaque mouvement conjugue précision, fluidité et intention profonde.


Le Jian : Héritage Impérial et Quintessence Martiale

Contrairement au sabre (dao), plus massif et historiquement associé aux soldats, le jian est léger, droit, à double tranchant.
Son histoire remonte à plus de 2 500 ans, comme en témoignent les découvertes archéologiques de la période des Royaumes Combattants (475–221 av. J.-C.).

Avec le temps, il est devenu le symbole de la noblesse d’esprit, porté par les fonctionnaires érudits et les artistes martiaux raffinés.

« Un fil de soie qui tire l’épée »,
« Une plume flottant sur l’eau »
— ces métaphores anciennes illustrent la grâce et la subtilité du jian.

Dans le Taichi, les formes à l’épée (jian fa) développent coordination subtile, équilibre dynamique et unité corps-esprit.
La lame devient une extension du souffle (qi) et de l’intention (yi), un vecteur d’énergie et de conscience.


Une Pratique aux Multiples Dimensions

1. Technique : la précision du geste

Le jian demande une exécution rigoureuse des treize techniques fondamentales (shi san shi) : pointer, trancher, enrouler, parer, etc.
Chaque geste naît de l’unité du corps entier. La force brute y est inefficace — seule la précision fluide prévaut.

2. Énergétique : l’épée du souffle

Dans les formes (taolu), respiration et mouvement s’unissent.
Le pratiquant apprend à mobiliser, diriger et exprimer le qi, jusqu’à atteindre ce que les anciens appelaient « l’épée du souffle » (qi jian).

3. Spirituelle : le miroir de l’âme

Le jian révèle nos déséquilibres intérieurs. Sa pratique est un travail de conscience :
on cultive le « cœur d’épée » (jian xin) — un esprit à la fois calme, vigilant et déterminé.


Entre Orient et Occident : Deux Visions de l’Épée

L’escrime occidentale moderne, issue de la tradition chevaleresque, est aujourd’hui une discipline sportive centrée sur la vitesse, la précision et le score.
C’est un art du duel, avec des règles codifiées et un objectif clair : toucher avant d’être touché.

En revanche, la pratique du jian dans le Taichi conserve une dimension initiatique.
Ici, l’opposition devient dialogue, et la lame prolonge une quête d’harmonie.

Le jian incarne les principes du yin-yang :
souple et tranchant, offensif et défensif, puissant et subtil.


Une Voie Vivante pour le Pratiquant Moderne

Dans un monde moderne souvent fragmenté, la pratique de l’épée en Taichi offre une voie d’équilibre et de recentrage.
Elle développe la présence, la conscience corporelle, et une lucidité intérieure qui rayonne bien au-delà du tatami.

« L’esprit de l’eau et du feu »
— calme comme un lac, vif comme l’éclair.


Envie d’Essayer ? Rejoignez-nous !

Que vous soyez débutant curieux ou pratiquant confirmé, notre association vous ouvre ses portes pour découvrir la richesse de l’art du jian.
Dans une ambiance conviviale, guidé par des enseignants passionnés, vous explorerez une pratique martiale complète, accessible à tous.

👉 Pour en savoir plus sur nos cours et stages : www.yang.tf

Venez expérimenter l’alliance du mouvement, du souffle et de l’esprit — l’épée du Taichi vous attend.


Les célèbres vers du poème : « La retraite de Zhongnan » 「詩佛」王維的《終南別業》

Par Wang Wei

中歲頗好道,晚家南山垂。

興來每獨往,勝事空自知。

行到水窮處,坐看雲起時。

偶然值林叟,談笑無還期。


Je marche jusqu’à la source épuisée,
Puis je m’assois et regarde les nuages s’élever.
Marcher jusqu’à la source qui se tarit, puis s’asseoir et regarder les nuages se former.

Les deux vers célèbres « 行到水穷处,坐看云起时 » (« Marcher jusqu’à la source qui se tarit, puis s’asseoir et regarder les nuages se former ») ont une signification profonde et symbolique, souvent interprétée comme une invitation à trouver la sérénité dans l’adversité.

Dans un premier temps, l’expression « source tarie » évoque l’idée de se retrouver à un point où toutes les ressources semblent épuisées, comme un cours d’eau à sec, représentant symboliquement un moment de crise ou de désespoir. Mais l’action qui suit, « s’asseoir et regarder les nuages se former », suggère une réponse paisible : au lieu de se laisser envahir par la panique ou la frustration, on choisit de faire une pause, de s’arrêter et de contempler la nature.

En effet, cette image est une métaphore du cycle naturel : l’eau qui disparaît dans le sol finit par se transformer en vapeur, puis en nuages, et de là, elle reviendra sous forme de pluie. Ainsi, même dans les moments où nous semblons être à bout, il y a toujours une possibilité de renouveau. Ce cycle naturel nous rappelle que les épreuves ne sont jamais définitives et que la patience et la contemplation peuvent nous offrir la clarté nécessaire pour voir l’espoir là où il semble n’y en avoir plus.

Le poème de Wang Wei nous invite donc à cultiver cette sérénité intérieure en observant et en appréciant la nature, et à comprendre que, parfois, il suffit de prendre du recul et d’attendre pour voir une nouvelle perspective apparaître.